Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des crises sécuritaires et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés

Adiyaman, la « ville sans propriétaire » : récit d’une émancipation politique

La ville d’Adıyaman a fait les grands titres ces deux dernières années en raison d’une part de sa dévastation par le séisme du 6 février 2023 entre la Turquie et la Syrie et d’autre part de son tournant politique partisan après le scrutin municipal du 31 mars 2024.

Offensive turque en Syrie : Entre trêve surprise et point de rupture, où va Erdogan ?
Alors que le retrait des troupes américaines dans le Nord de la Syrie avait ouvert la porte à une offensive turque dans la région, le président turc n’a pas beaucoup attendu pour l’emprunter, déclenchant ainsi la semaine dernière, une opération dont les conséquences humaines et sécuritaires sont déjà dramatiques. En effet, l’Observatoire syrien des droits de l’homme comptait hier 275 morts et 300.000 déplacés.
Syrie / Turquie : l'embrasement
Un accord a été conclu dimanche soir entre les Kurdes de Syrie et le régime de Bachar al-Assad concernant l’envoi de troupes dans le nord du pays pour "affronter l’agression turque", selon les mots du régime. Les Kurdes, qui ont été lâchés par les États-Unis, ont donc fait appel au régime, avec qui les rapports sont pourtant tendus, pour les aider à se défendre face à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés.
Trump lâche les Kurdes... Erdogan attaque
Malgré les mises en garde et les appels à la retenue, l’offensive militaire de la Turquie contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie a été lancée hier. Après des raids aériens et un violent pilonnage à l’artillerie, l’opération nommée "source de paix" est entrée cette nuit dans sa phase terrestre, provoquant déjà au moins 15 morts, des dizaines de blessés et des milliers de civils en fuite.
"Avec l'offensive turque en Syrie, il y a un risque que Daesh reprenne ses activités"
Inquiétude à tous les étages. L'offensive lancée mercredi 9 octobre par la Turquie dans le nord-est de la Syrie, ciblant les forces kurdes, a provoqué un tollé international. De nombreux pays craignent qu'elle provoque une résurgence de Daesh. Un avis partagé par Dorothée Schmid, chercheuse à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et responsable du programme Turquie contemporaine.

Syrie : la France s’inquiète de la capacité des Kurdes à retenir les djihadistes
L’annonce initiale d’un retrait américain du nord-est de la Syrie a pris Paris de court. Pour le Quai d’Orsay, le maintien des membres étrangers de l’EI sous la garde des autorités locales est « impératif ».

« La protection américaine était à ce jour la seule garantie des Kurdes de Syrie »
Doit-on « se préparer au pire » dans le nord de la Syrie ? le point de vue d’Adel Bakawan (1), sociologue, directeur du centre de sociologie de l’Irak (CSI), université de Soran, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Les promesses sociales pourront-elles calmer la colère en Irak?
Après une semaine de manifestations et de répression brutale en Irak, les autorités changent de méthode et proposent des mesures sociales, alors que l’armée reconnaît pour la première fois un usage excessif de la force. Depuis mardi dernier, plus de 100 personnes ont été tuées et plus de 6 000 blessées.

Syrie : Les Kurdes abandonnés par l'ami américain
La Maison Blanche a annoncé dimanche le retrait de ses troupes, ce qui pourrait entraîner une déstabilisation de toute la région. Alliées de longue date des Etats-Unis dans la lutte antijihadiste, les forces kurdes se retrouvent sans soutien, en première ligne face à un Etat qui les qualifie de «terroristes».

Syrie : les impasses de la reconstruction
Alors même que le dernier bastion rebelle d'Idlib vit encore sous les bombardements, se pose déjà la question de la reconstruction de la Syrie, défigurée par 8 ans de conflit. Ainsi, des grandes manoeuvres diplomatiques s'opèrent déjà pour tenter de convaincre les différents acteurs d'entamer les programmes de reconstruction, et surtout d'y allouer des fonds.

RAMSES 2020. Un monde sans boussole ?
Pour sa 37e édition, trois questions majeures sont abordées dans le RAMSES 2020. Les mers dangereuses : commerce, câbles, transits énergétiques, mouvements militaires, dangers écologiques... : de l'Asie au Moyen-Orient, les mers sont les nouveaux espaces de manoeuvre et d'affrontement de tous les acteurs de la planète globalisée. L'Amérique latine en fusion : quel avenir pour une Amérique latine malmenée entre expériences "de gauche" et populisme "de droite", bouleversée par les flux migratoires, ravagée par les trafics de drogue et confrontée à un voisin imprévisible ? Le multilatéralisme a-t-il un avenir ? Commerce international, désarmement, sanctions, environnement... : comment sauver un multilatéralisme contesté de toutes parts par les affirmations de puissances ?
La politique russe au Grand Moyen-Orient ou l'art d'être l'amie de tout le monde
La politique de la Russie à l'égard du Grand Moyen-Orient n'est ni agressive ni anti-occidentale ; elle est défensive et destinée avant tout à protéger les intérêts économiques russes, à coopérer avec les gouvernements de la région opposés au radicalisme sunnite et à s'attirer les faveurs du monde musulman après les campagnes d'Afghanistan (1979-1989) et de Tchétchénie (depuis 1994).
Les problèmes politiques au Proche-Orient et le prix du baril de pétrole
Depuis l’intervention américaine en Irak, l’instabilité du système des prix de l'or noir ne cesse d’inquiéter. Le 11 juillet 2008, le prix du pétrole se situe près de 147,27 dollars le baril ($/b), soit cinq fois plus qu’en 2001. Après cette hausse historique, il connaît une chute vertigineuse de plus de 60 %, et descend à moins de 40 $ au début de l’année 2009, mais sa tendance actuelle est celle d’un rebond qui retrouve les niveaux de 2007, au-dessus de 70 $/b.
L'Etat palestinien en question : la solution des deux Etats est-elle encore possible ?
La marche vers un Etat palestinien est longue et ardue, même si, sur le plan juridique, la création de deux Etats, l'un juif, l'autre arabe, a été prévue dès le plan de partage adopté par le Conseil de sécurité le 29 novembre 1947. L'application de ce texte fut "suspendue" et, de fait, n’a jamais été mise en oeuvre, compte tenu de l'évolution des faits et de la guerre israélo-arabe qui a éclaté en 1948.
Israël, Liban, Syrie : la spirale belliciste
Les propos des dirigeants de ces trois pays se sont durcis ces dernières semaines, suscitant un regain de tensions, et faisant craindre un nouveau conflit proche-oriental. Depuis l'intervention israélienne dans le conflit qui avait opposé le Hezbollah à l'État hébreu en 2006, le Liban s'attend à une revanche. Plusieurs événements ont mené à une situation régionale nouvelle, où les protagonistes établissent la confrontation armée comme un horizon stratégique inéluctable, tout en se gardant de la déclencher.
Palestine : un Etat ? Quel Etat ?
L'Autorité palestinienne (AP) a été mise en place dans le cadre de l'approche américaine de la question du Proche-Orient qui s'était imposée à la communauté internationale à l'issue de la seconde guerre du Golfe et à la veille de l'effondrement de l'Union soviétique pour éviter d'avoir à exiger d'Israël sa soumission immédiate aux résolutions des Nations unies consacrées à son conflit avec ses voisins.
Moyen-Orient : quelles perspectives ?
Au seuil de la nouvelle année 2010, force est de constater que le Moyen-Orient reste plus que jamais une zone de fortes turbulences et de feux mal éteints.
Touaregs et Arabes dans les forces armées coloniales et maliennes : une histoire en trompe-l'oeil
Cette contribution propose d'analyser les rapports qui unissent ou opposent le pouvoir central de l'Etat aux populations de la frange sud du Sahara central, Touaregs et Arabes principalement, et ce, dans un espace relationnel particulier : celui des forces armées coloniales et maliennes.
Physionomie et enjeux des trafics dans la bande sahélo-saharienne
Des quantités importantes de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud, de résine de cannabis produite au Maroc, des véhicules de luxe volés ou détournés en Europe transitent par la Mauritanie, le Mali, le Niger, pays principalement traités par cet article.
Contrôler les trafics ou perdre le Nord : Notes sur les trafics en Mauritanie
Notre intérêt pour ce sujet tire son origine à la fois d'une fréquentation de la Mauritanie, annuellement, depuis une quinzaine d'années mais également du constat d'une relative discrétion de la recherche sur les trafics dans ce pays. En effet, en République islamique de Mauritanie, les trafics sont des phénomènes importants au niveau macro-économique et macro-social. Ils sont à la fois un mode d'insertion dans l'économie mondialisée, un type d'économie de rente et enfin un mode d'accumulation qui peut être considéré comme un enjeu de pouvoir.
Actes du colloque tenu au Sénat : La Turquie pendant la Présidence française de l'Union européenne

En Algérie, une mutation politique qui prépare l’« après-Bouteflika »
Après vingt-cinq ans passés à la tête des services de renseignements algériens, le général Toufik a été remplacé dimanche 13 septembre par son numéro deux, Athmane Tartag. Le président Abdelaziz Bouteflika assure ainsi son pouvoir.
Turquie : Jusqu’où ira l’offensive d’Ankara contre les kurdes ?
Tensions politiques et sécuritaires, difficultés du parti du Président Erdogan, attentats, militants kurdes en Turquie, guerre en Syrie aux frontières turques, réfugiés - retour sur l'actualité en Turquie.
Invités :
Doan Bui
Ahmet Insel, économiste, politologue, professeur à l'Université de Galatasaray et maître de conférence à Paris I
Dorothée Schmid, docteur en science politique et directrice de recherche à l’Institut français des relations internationales (IFRI), responsable du programme «Turquie contemporaine»
Marc Semo, journaliste, spécialiste des pages "Monde" à Libération

« Au Liban et en Irak, à l'opposé du printemps arabe, on réclame un État fort »
Au Liban, la crise des ordures traîne depuis le mois de juillet et exaspère les habitants de Beyrouth et des environs. Depuis le milieu de l'été, dans les grandes villes irakiennes, la population a commencé à manifester contre les coupures de courant la privant de ventilateurs et de climatiseurs alors que sévissaient des températures de 50 degrés. Ces aspects matériels cristallisent la contestation mais derrière eux, c'est l'immobilisme de la classe politique et le système en place qui sont visés. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans la capitale libanaise et un ministère a été occupé. En Irak, le premier ministre a dû mettre en œuvre une réforme constitutionnelle sous pression de la rue. Le point avec Mansouria Mokhefi, conseiller Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Terrorisme. Les responsabilités internationales dans l’essor du djihadisme radical
Les apprentis-sorciers extérieurs au monde musulman non arabe et arabe, en ce qu’ils ont pu flatter ou aider le radicalisme djihadiste, ne sont pas rares. Dans le monde musulman non plus.
Invité : Denis Bauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l'IFRI
Damas, épicentre du désordre mondial ?
Plus de 4 ans de guerre en Syrie. Un conflit qui bouleverse désormais la stabilité régionale, voire mondiale à travers la crise des migrants et la hausse de la menace terroriste islamiste. La résolution du conflit est-elle un préalable à un ‘’retour à la normale’’ ?
Invités :
Christophe Ayad, rédacteur en chef au Monde, chef du service international
Denis Bauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l'IFRI
Pierre Razoux, chargé d’enseignement à Sciences Po et à l’Ecole de Guerre
Ecouter l'émission
L'offensive de charme de Poutine vis-à-vis du Moyen-Orient
Syrie : Quel avenir pour Bachar el-Assad ? / L’alliance de la France avec les puissances sunnites (Egypte et Arabie Saoudite)
La Syrie : 4 ans de guerre civile et plus de 240 000 morts. Aujourd'hui les forces loyalistes de Bachar el-Assad souffrent de sous-effectifs mais les opposants modérés ont presque disparu sur le terrain, au profit des groupes islamiques Jabhat al-Nosra, Ahrar al-Sham, Daesh...
Invité(s) :
Myriam Benraad, politologue, spécialiste de l’Irak et du monde arabe, chercheuse associée au Centres d'études et de recherches internationales (CERI-Sciences Po) et à l'Institut d'études et de recherches sur le monde arabe et musulman (IREMAM-CNRS).
Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne
Dominique David, spécialiste des questions de stratégie à l'Institut français des relations internationales (IFRI)
Mansouria Mokhefi, conseillère spéciale pour le Maghreb et le Moyen-Orient à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI)
Le jeu trouble de la Turquie face à Daesh
Après avoir longtemps joué un jeu ambigu face au groupe terroriste, quelles conséquences de cette intervention d’Ankara dans la lutte contre Daesh et de la reprise des hostilités contre la minorité kurde ? La Turquie a-t-elle trop longtemps fermé les yeux sur la progression de Daesh dans la région ?

État islamique, PKK : quelle guerre mène la Turquie ?
Dorothée Schmid, Responsable du programme Turquie contemporaine à l'Ifri, répond à Pierre de Vilno dans Europe Midi sur Europe 1.

L'EI et le PKK dans le viseur de la Turquie
La Turquie est sur le pied de guerre. Le pays poursuit son offensive militaire contre le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Dans le même temps, le pays vise également le groupe jihadiste Etat islamique. Le samedi 25 juillet, la police turque a d'ailleurs procédé à des dizaines d'arrestations visant le groupe jihadiste et les rebelles du PKK, ont révélé les médias turcs.
L'interview de Dorothée Schmid, Responsable du programme Turquie contemporaine à l'Ifri, dans le Grand Soir 3.
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