Économie
L'économie est un attribut essentiel de la puissance et une composante majeure des relations internationales. Alors que les tensions géopolitiques augmentent, les interdépendances économiques restent fortes.
Sujets liés

La fabrique du risque : les entreprises face à la doxa géopolitique

La déformation du triangle stratégique États-Unis – Chine – Russie crée de nouvelles dynamiques auxquelles les entreprises ne peuvent se soustraire. Elles sont confrontées au risque géopolitique, sans forcément s’y être préparées. Leurs dirigeants ne peuvent plus l’ignorer.
Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
La crise et la gouvernance européenne
La crise financière frappe une Europe institutionnellement mal en point. La présidence française a donné à l’UE l’illusion d’être gouvernée, sans instituer de gouvernance nouvelle. La Commission s’est marginalisée, et le Conseil n’a démontré aucune autonomie par rapport à sa présidence semestrielle. La Banque centrale est sans doute l’institution qui a le mieux réagi. Quant au traité de Lisbonne, il n’est pas bien sûr qu’il puisse remédier à une faiblesse persistante de l’exécutif européen.
Crise financière, consensus et contrariétés
La crise actuelle ne reflète pas la perversité du système financier, mais de pratiques sociales complexes. Il faut se détacher des interprétations faussement évidentes, qui cachent les raisons réelles. L’aversion envers le risque économique, producteur d’insécurité, augure cependant mal de la reprise. Les critiques des débordements du système financier pourraient déboucher sur une reterritorialisation des échanges. Il faut éviter d’imputer les dérèglements observables à des entités étrangères aux habitudes des sociétés.
Quel est l'impact économique des tensions transatlantiques ?
En 2003, les appels au boycott économique ont été nombreux entre États- Unis et pays européens opposés à la guerre en Irak mais n’ont pas eu de véritables effets économiques. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la faible perméabilité des échanges aux tensions politiques, et au premier chef la transnationalité des entreprises. Il n’est en revanche pas exclu que, sur le long terme, la dégradation de certaines images nationales affecte la diffusion de produits emblématiques.

Radioscopies de l'Allemagne 2009
Placée sous le signe de la crise - économique et financière d'abord, avec l'effondrement des valeurs boursières et le ralentissement de la conjoncture, mais aussi géopolitique avec les guerres russo-géorgienne et israélo-palestinienne -, l'année 2008 a confronté l'Allemagne à des défis d'une très grande ampleur. Alors que la République fédérale avait surpris par ses bons résultats économiques en 2007, les experts allemands tablaient au début de l'année 2009 sur une récession sans précédent et une montée du chômage.
Une régulation des télécommunications au service de la concurrence et de l'innovation
Compte-rendu réalisé par Charlotte Teisseire, stagiaire, Ifri Bruxelles.
Negotiating a Korea-EU Free Trade Agreement: Easier Said Than Done
A number of countries have chosen recently to shift away from an exclusive support to trade multilateralism and towards regional or bilateral trade agreements.
The political economy of regional integration in East Asia
A widely held consensus view claims that East Asia has been shifting recently from a market-led to an institution-based form of regional economic integration, primarily as a result of the 1997-1998 financial crisis. Next to post-crisis financial cooperation schemes under the ASEAN+3, the surge of Regional Trade Agreements (RTAs) involving East Asian countries is thought by some to further substantiate this claim. The objective of the paper is to question the validity of this claim. By examining the current state of play of economic cooperation, in the financial and monetary areas as well as in the trade sphere, the paper highlights the limitations of the formal regional integration movement in East Asia to date, as well as the vastly different dynamics underlying the financial and trade developments. It also explores the changing nature of intra-regional trade and investment linkages and concludes that this new form of interdependence may be instrumental in changing the trade-offs of formal regional economic schemes.
Crise financière : le salut ne viendra pas d'Asie, pas tout de suite
Certains se plaisaient à croire que l'Asie pourrait échapper à la contagion de la crise financière américaine et assurer le relais des Etats-Unis comme principal moteur de la croissance mondiale. Les tenants de la thèse du " découplage " étaient de ceux-là. Or, il ne fait plus de doute aujourd'hui qu'aucune des économies d'Asie orientale ne sera épargnée par les turbulences financières. Toutefois, les difficultés qu'elles rencontreront devraient être d'une tout autre nature qu'en Occident. Dans ces conditions, bien que l'Asie ne soit pas en mesure d'atténuer dans l'immédiat les effets de la crise, elle pourrait à terme émerger renforcée de cette épreuve. En d'autres termes, la crise actuelle pourrait marquer l'ouverture d'une ère nouvelle où les rapports de force économiques mondiaux seraient plus favorables au continent asiatique.
Au lendemain des élections, les Etats-Unis seront-ils prêts pour un nouveau Bretton Woods ?
Compte-rendu réalisé par Christian Schülke, assistant de recherche, Ifri Bruxelles
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