Afrique subsaharienne
L'Afrique subsaharienne n'est pas monolithique. Si les crises au Sahel ont beaucoup retenu l'attention, les autres régions doivent aussi être suivies, et pas uniquement à travers le prisme de la sécurité.
Sujets liés

Éthiopie-Somalie : une paix sous patronage turc

Après une année de tensions dans la Corne de l’Afrique, 2024 s’est conclue par un apaisement diplomatique entre l’Éthiopie et la Somalie, ouvrant l’année 2025 sur des perspectives politiques régionales encourageantes.

RDC : Monusco, "un enlisement exemplaire"'
Un rapport de l'Ifri dénonce l'impuissance et les échecs de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC). Un bilan cinglant qui constitue "un risque politique majeur pour les Nations unies" alors que la MONUSCO va fêter ses 17 ans d'existence.

A quoi sert la MONUSCO ?
Après les massacres de Beni au Nord-Kivu, une question se pose : à quoi a donc servi la Monusco, présente en RDC depuis 17 ans ? Plus de 22 000 hommes sont sur le terrain aujourd'hui, pour une ardoise très lourde : plus de 10 milliards de dollars.
Not Dazzling But Not Invisible : The Ugandan Middle Classes as "Somewhere in Between"
En janvier 2016, la chaîne de supermarchés kenyane Uchumi a déposé le bilan de ses filiales ougandaises en raison de pertes continues. Elle n’est pas la seule : des groupes comme Nestlé, Coca Cola or Barclays se retirent progressivement du continent africain et les récentes études – celle du Global Wealth Databook du Crédit Suisse ou du Pew Research Center – suggèrent que la taille de la classe moyenne africaine est sans doute plus réduite que ce qui avait été affirmé jusque-là. Ainsi, la frénésie de ces dernières années autour l’émergence de l’Afrique (Mahajan, 2009) et de la classe moyenne africaine n’était-elle que spéculation ?
Centrafrique : pourquoi faut-il encore parler de la Seleka?
Le déroulement pacifique des élections et l’instauration du gouvernement Touadera n’ont pas fait disparaître les groupes armés qui occupent le Nord et l’Est de la Centrafrique. Plus de trois ans après le début du conflit, bien que fragmentée, affaiblie et criminalisée, la Seleka a encore un potentiel déstabilisateur. Ses milliers de combattants pourraient mettre sérieusement en danger le processus de sortie de la crise s’ils ne reçoivent pas un traitement socioéconomique adéquat.

La MONUSCO tenterait de faire intervenir l'UA en RDC pour ne pas porter seule la responsabilité de son échec
Dans une note publiée par l’Institut Français des relations internationales (Ifri), le principal centre indépendant de recherche, d’information et de débat sur les grandes questions internationales, les chercheurs Marc-André Lagrange et Thierry Vircoulon, ont dressé un bilan sombre de la présence onusienne en RDC.

Grand entretien. Thierry Vircoulon : "La MONUSCO et les Nations unies sont discréditées en RDC"
Petit rappel des faits. Avec la résolution 1 279, le Conseil de sécurité de l’ONU établit le 30 novembre 1999 la Mission des Nations Unies (MONUC) avec le rôle de superviser l’application du cessez-le-feu de Lusaka. De 550 observateurs la mission, qui entre-temps changera de nom et d’objectifs comprend en 2016 plus 22 000 personnels en uniforme, ce qui en fait la mission de maintien de la paix la plus chère de l’histoire des Nations Unies. Qu’est-ce qui aujourd’hui justifie la présence en RDC d’une telle mission ?
La nouvelle opposition en RDC : les mouvements citoyens de la jeunesse
Accusant le président Joseph Kabila de vouloir s’accrocher au pouvoir, un large consortium s’est structuré en décembre 2015 sous la forme d’un « Front citoyen » qui dépasse le périmètre habituel des partis d’opposition. Plusieurs organisations de la société civile y jouent un rôle de premier plan : deux mouvements, Lucha et Filimbi, expriment le ras-le-bol de la jeunesse urbaine et perturbent la dialectique entre le pouvoir et les partis traditionnels d’opposition.
L'étoile pâlie du président Mohamed Ould Abdel Aziz
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est élu depuis 2009. Architecte de deux coups d'Etats réussis, en 2005 contre le président Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya et en 2008 contre le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, il est aujourd'hui dans son second et dernier mandat selon la Constitution mauritanienne. Il est perçu par les partenaires du pays comme l'un des personnages clés de la stabilité du Sahel. Toutefois, la communauté internationale ne voit pas, ou feint de ne pas voir, la fragilisation de son régime.
Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils
En décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris en République centrafricaine. Avec quels résultats pour la stabilisation du pays et la protection des civils ?
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