Le dilemme de la relation militaire franco-africaine : réinventer ou tourner la page ?
L’origine de la présence et de la coopération militaires en Afrique remonte au pacte tacite de la décolonisation de l’Afrique francophone. Cette coopération a permis la création des armées africaines des anciennes colonies et s’inscrivait dans le projet visant à éviter l’expansion du communisme et à maintenir l’influence de la France dans les pays nouvellement indépendants.
Le dilemme de la relation militaire franco-africaine : réinventer ou tourner la page ?
De 1970 au début du XXIe siècle, les opérations extérieures de l’armée française sur le continent se sont multipliées au point d’aboutir à une sur-militarisation de la relation franco-africaine qui a éclipsée les autres dimensions de cette relation et déformé la vision des intérêts de la France en Afrique.
En 2024, les raisons qui présidaient à la coopération militaire française en Afrique ont presque toutes disparu. Cette coopération ne se justifie plus que pour aider les gouvernements d’Afrique de l’Ouest à lutter contre l’expansion de la menace djihadiste.
Au lieu de démilitariser la relation franco-africaine, le gouvernement français cherche à inventer un nouveau modèle de partenariat militaire qui est politiquement risqué et ne va pas mettre fin aux aspects les plus visibles et les plus critiqués de la relation militaire franco-africaine.
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le dilemme de la relation militaire franco-africaine : réinventer ou tourner la page ?
Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.
L’économie politique complexe des corridors d’Afrique australe
Construits pour certains à l’époque coloniale, les corridors d’Afrique australe ont connu depuis la fin du XXe siècle un développement frénétique. Depuis plus de 25 ans, les anciens corridors ont été rénovés, de nouveaux ont été bâtis et d’autres sont à l’étude. Le moteur de cette frénésie de corridors est le même qu’à l’époque coloniale : l’exploitation des ressources de l’hinterland africain. Les corridors de cette région sont donc tous adossés au secteur minier. L’analyse de leur économie politique fait apparaître leurs principales caractéristiques ainsi que des faiblesses qui posent question pour le futur.