Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés

Outre-mer : la France contestée / Ukraine : quelles garanties de sécurité ?

Nouvelle-Calédonie, Mayotte : les Outre-mer français ont été durement secoués en 2024. Au-delà des explications de conjoncture, c’est la place de ces Outre-mer dans les politiques et les stratégies françaises qui se trouve à nouveau mise en cause.
Les Outre-mer sont-ils les reliefs d’un colonialisme hors d’âge ? Ou, au contraire, des appuis pour une présence française étendue que l’ouverture du monde rend indispensable, et des barrières élevées ici ou là face aux appétits de nouvelles puissances ? En tout état de cause, quelles politiques l’Hexagone doit-il y mener, au profit d’un meilleur développement et d’une insertion plus efficace dans leur environnement ? Et le statut juridique de ces Outre-mer est-il intouchable ?
U.S.-Russian Relations: The Path Ahead after the Crisis
L'expert du think-tank américain CSIS analyse les raisons de la crise ukrainienne de 2014 et les moyens qu'ont les Etats-Unis de rétablir une situation plus stable en Europe centrale, entre containement et engagement de la Russie.
Les minorités nationales en Moldavie : pourquoi sont-elles eurosceptiques ?
Le conflit en Ukraine en 2014 incite les observateurs à s’interroger sur le risque de voir éclater en Moldavie un conflit similaire, lequel interromprait le processus d’association du pays avec l'Union européenne. De fait, les minorités nationales de Moldavie sont largement opposées à l’idée d’un rapprochement avec l’UE et, a fortiori, à une éventuelle intégration à l’Union.

Un Wikipédia russe «alternatif»? «Pour Poutine, Internet est anarchique et décadent»
On connaissait l’amour de Vladimir Poutine pour Internet, qu’il qualifiait en avril dernier de «projet de la CIA». Le président russe veut désormais remplacer le Wikipédia russe par une plateforme en ligne donnant aux citoyens un accès «plus détaillé et plus fiable» sur leur pays. Une alternative à la «propagande occidentale» qui sera développée en numérisant des milliers de livres et archives des bibliothèques nationales.
Le signe inquiétant d’un contrôle toujours plus strict sur Internet? Trois questions à Julien Nocetti, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste des implications du Web en Russie.
"La violence des propos de Poutine soude les européens"
Jusqu’où Poutine peut-il aller dans la provocation ?
Vladimir Poutine est davantage dans une logique d’escalade que de provocation. Et ce depuis son discours du 24 octobre à Sotchi. Depuis, son durcissement de ton s’accompagne, sur le terrain, d’un déploiement des forces militaires russes . Au G20, le patron du Kremlin a été clairement critiqué par les Occidentaux , mais a bénéficié d’une écoute plus bienveillante de la part d’autres pays. Il a tenu à symboliser les BRICS. Cependant, si ces pays ne sont pas à 100 % alignés sur les positions des pays développés, ils nourrissent néanmoins des inquiétudes grandissantes face aux démonstrations de force dont le président russe s’est rendu coutumier. Le déploiement de quatre bâtiments de la marine russe au large des côtes australiennes avant le G20 en est l’exemple caricatural. Il faut bien comprendre que, de tous les dirigeants présents à Brisbane, Vladimir Poutine se distingue en alternant casquette de chef politique et casquette de chef militaire.
Potemkin observers
Rebel commander Alexander Zakharchenko smiled only slightly on hearing that he had won this weekend's elections in Donetsk, Ukraine (pictured). The results were never in doubt: Mr Zakharchenko's nominal opponents openly supported him, and his face was the only one on campaign billboards. Nonetheless, eastern Ukraine's separatist republics went through the motions of democracy, including inviting international election observers. Those proved hard to find: while Russia has said it will respect the vote, America, the European Union, and the United Nations have all condemned it.
"Le débat russe, un terrain glissant"
Interview. Tatiana Kastoueva-Jean, chercheuse à l’Ifri, pointe la «polarisation» des positions en France.
Pourquoi Poutine séduit-il autant en France ?
- Il passe pour un leader fort, capable de tenir tête aux Etats-Unis pour défendre ce qu’il estime être les intérêts nationaux. Ce type de leader trouvera toujours des adeptes en Europe. Par ailleurs, l’histoire pèse lourd dans la relation franco-russe, jouant un rôle trompeur. Des deux côtés, on cite Catherine la Grande, l’escadron de chasse Normandie-Niemen, Charles de Gaulle… Côté russe, surtout, on pioche dans l’histoire comme dans une boîte à outils pour faire croire que les deux pays ont toujours été du même côté, en omettant de mentionner la guerre de Crimée ou la guerre de 1812 sous Napoléon. On s’accroche à ces grands noms et périodes glorieuses pour ne pas parler des choses qui fâchent dans l’actualité. Ce qui est frappant, en France, c’est la très forte polarisation du débat sur la Russie. D’entrée, les gens sont classés en prorusses et antirusses, ou pro-Poutine et anti-Poutine. L’idéologie définit les discours : quand on voit la liste d’intervenants à un forum franco-russe, on a un avant-goût de ce qui sera dit. Cela appauvrit terriblement le débat intellectuel.
Quelle doctrine pour la politique étrangère française ?
Thomas Gomart, historien français des relations internationales, auteur d'un article intitulé "Politique étrangère française : déni ou dénigrement ?", paru dans la Revue des deux mondes, est l'invité de la Grande Table. Caroline Broué et Antoine Mercier interrogent le statut de la doctrine française en politique étrangère, en compagnie du philosophe Mathieu Potte-Bonneville.
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