
En Occident, personne n'est prêt à mourir pour Kiev
"Pour la politologue Tatiana Kastouéva-Jean, le sommet prévu demain à Minsk (Biélorussie) a peu de chance de déboucher sur un règlement du conflit entre Kiev et Vladimir Poutine."
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Похоже, есть план. Эксперты: Отвечает ли он интересам Украины?
"Ангела Меркель и Франсуа Олланд всерьез обеспокоились последними событиями на Востоке Украины и предприняли совместную инициативу ..."
Moscow launches French language propaganda platform
"The Russian propaganda machine was reorganised at the end of 2013 with the creation of Rossia Segodnia (Russia Today),"
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Poutine absent aux cérémonies d'Auschwitz pour "crier son désaccord avec l'Occident"
Vladimir Poutine sera mardi le grand absent des commémorations des 70 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Par-delà ce qui pourrait passer pour un geste d'humeur, quelles sont les raisons de l'absence du président russe?
La Russie a-t-elle une stratégie en Asie centrale ?
La politique extérieure russe a négligé l’Asie centrale durant une grande partie de l’époque soviétique. Les choses évoluent désormais : les conjonctures régionale et internationale poussent Moscou à s’intéresser de plus en plus à l’Asie centrale.
Cuba: il était une fois la Révolution
Il aura fallu dix-huit mois de négociations sécrètes, tantôt au Canada, tantôt au Vatican où le pape François a servi d’intermédiaire pour obtenir cette réconciliation historique.
Ce rapprochement spectaculaire et inattendu met fin à cinquante-trois ans de confrontations. Mais pourquoi le dégel des relations entre les Etats-Unis et Cuba survient-il aujourd’hui ? Quelles peuvent être les conséquences de ce réchauffement diplomatique ? Saluée par les dirigeants d’Amérique latine, cette réconciliation tourne la page d’un demi-siècle de glaciation. Le mur est tombé entre les Etats-Unis et l’île de Fidel. Mais si la Guerre froide semble prendre fin à l’Ouest, à l’Est au contraire la tension monte d’un cran avec la Russie de Vladimir Poutine. Sur fond de crise ukrainienne et de baisse des cours du pétrole, le maître du Kremlin qui doit faire face aux conséquences des sanctions occidentales et à l’effondrement de sa monnaie, a accusé les Occidentaux de se comporter comme un "empire" qui veut "faire marcher au pas ses vassaux" et de créer un nouveau "mur" en Europe.
France-Russie: des relations en dents de scie
Les relations franco-russes... aujourd'hui, C'est un peu "je t'aime, moi non plus". On pourrait dire, en faisant un mauvais jeu de mots, de "vraies montagnes russes". Partons de l'actualité: la guerre en Ukraine empêche, pour l'instant, la livraison des deux navires de guerre français Mistral à la Russie. La France finira-t-elle par livrer ces navires? Où en sont les relations entre les deux pays ?
Entretien avec Tatiana Kastoueva-Jean, politologue, responsable du centre Russie-Nouveaux Etats Indépendants de l'IFRI.
France Gives Russia 'Last Chance' to Negotiate With West
The weekend meeting between the French and Russian presidents has given France a chance to become "the new Germany" for Russia, which lost its last Western ally after a falling-out with official Berlin, analysts say.
French mediation "is aimed at preventing Russia-EU relations from going to the dogs," said Tatiana Kastueva-Jean of the French Institute of International Relations (IFRI) in Paris.
Парадоксы «мягкой силы» России
Общая тетрадь, № 2-3 (65) 2014
La France reporte à nouveau la livraison du Mistral à la Russie
Après quelques jours de suspense, l'Elysée a annoncé, hier, le report « jusqu'à nouvel ordre » de la livraison à la Russie du porte-hélicoptères « Vladivostok » de classe Mistral au motif que la situation en Ukraine orientale « ne permet toujours pas » cette vente. L'exécutif français se serait en effet déjugé en agissant autrement, puisqu'il avait justifié un précédent report d'un mois au motif que les « conditions n'étaient pas réunies », en clair que la Russie ne respectait pas le cessez-le-feu en Ukraine orientale instauré par l'accord de Minsk de début septembre.
Le soft power russe
Le soft power semble de plus en plus se développer au sein de la politique étrangère russe depuis le milieu des années 2000. La Russie ne semblait alors recourir qu'aux instruments plus traditionnels de politique étrangère. L’Institut pour la démocratie et la coopération, Russia Today, ProRussia Tv… sont autant d’institutions, de think-thanks et de médias destinés à la promotion d’une autre image de la Russie et qui font partie de cette « puissance douce » à la russe. Le développement, les objectifs, les outils, les paradoxes et incohérences, les échecs et ou réussites ainsi que les perspectives futures du soft power russe seront au cœur de cette émission.
Le parrain du régime de Kiev
Il semble si satisfait. Depuis quinze jours, Vladimir Poutine s'affiche avec un plaisir non dissimulé dans les enceintes sportives de Sotchi, où se déroulent ses Jeux olympiques pour lesquels le président russe s'est tellement impliqué. Comme si rien de grave ne se passait à quelque 1300 km de là, au coeur de Kiev, là où une centaine de manifestants sont encore morts hier, sous les balles des forces de sécurité aux ordres du président Viktor lanoukovitch.
Geneva II: The International Community's Last Stand?
Let's face it: on the surface, the Geneva II peace talks between President Bashar al-Assad's regime and the Syrian opposition seem to be dead from the start. If any consensus is to be reached on Geneva II, it is indeed its predetermined outcome – which Western, Arab and even Russian officials acknowledge mezzo voce.
Internet, enjeu de pouvoir entre les Etats-Unis et les "grands émergents"
Les instances qui gouvernent Internet ont affiché, début octobre, lors d'une réunion à Montevideo (Uruguay), leur désaveu des méthodes américaines, dont le programme de surveillance est devenu un scandale mondial. Certaines de ces organisations, dont celle chargée de gérer les ressources du réseau (adresses IP et noms de domaine), l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et sa composante l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), sont sous contrôle direct des Etats-Unis et souhaitent désormais s'en éloigner, pour devenir des instances réellement mondiales.
Syrie: l'accord russo-américain difficile à mettre en œuvre
Les accords atteints par les chefs des diplomaties russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry sur le problème syrien sont difficiles à réaliser, estime Thomas Gomart, de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Syrie : rebondissements diplomatiques
Comment les déclarations du G20, des pays européens et la proposition russe éloignent-elles la possible intervention militaire?
Le projet russe ne règle rien mais rétablit un lien direct avec Washington
Force est de reconnaître au Kremlin un sens de la manoeuvre dont peu de diplomaties sont aujourd'hui capables. La proposition russe invitant Damas à placer son arsenal chimique sous contrôle international est avant tout dilatoire. Apparemment, le tandem Poutine-Lavrov, alliage d'expérience et de constance, aurait pris l'ascendant sur un tandem Obama-Kerry émotionnel et pusillanime.
Obama-Poutine : "Prendre l'avantage sur l'autre sans l'humilier"
Comment analysez-vous cette proposition inattendue de Vladimir Poutine de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien?
- Cette proposition intervient à point nommé après la tenue du G20 de St Pétersbourg, et juste avant un hypothétique vote du congrès américain. Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. La principale correspond à une volonté de Moscou de temporiser : les dirigeants russes ont bien compris que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. La Russie veut aussi montrer qu’il peut y avoir un règlement diplomatique de la crise.
Syrie : comment Moscou a repris la main
Lundi soir, Moscou a créé l’événement en proposant de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien. Cette offre, que Damas affirme accepter, a été bien accueillie par Washington et par Paris, qui se disent d’accord pour l’examiner à l’Organisation des nations unies (ONU). Les deux capitales sont pourtant les plus fervents défenseurs de frappes punitives contre le régime du président Bachar Al-Assad, accusé d’avoir utilisé l’arme chimique lors de l’attaque du 21 août dernier.
Syrie: les raisons de l'obstination de Poutine
A la veille du vote du Congrès américain sur une intervention militaire contre la Syrie, la Russie a encore une fois martelé son soutien au régime de Bachar el-Assad en marge de la réunion du G20 qui se clôturait vendredi 6 septembre à Saint-Pétersbourg. Vladimir Poutine a réitéré son rejet d’une offensive sans un mandat de l’Onu, faisant état, en parallèle, d'une «opinion» selon laquelle les vidéos d'enfants tués lors des bombardements chimiques seraient une «compilation réalisée par des bandits liés à al-Qaida» —un pied de nez à l’argument et aux preuves présentées par les Etats-Unis et la France pour justifier leur recours à la force en Syrie.
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