Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences
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Depuis 2014, la Russie a significativement accru son engagement en Afrique, se joignant à la course aux marchés locaux et aux opportunités offertes par un continent en pleine mutation.
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Pour atteindre ses objectifs géoéconomiques et politiques en Afrique, Moscou s’appuie principalement sur la coopération militaro-technique et sur l’« exportation de la sécurité », deux domaines qui constituent ses principaux avantages concurrentiels. Outre les activités légales, telles que les ventes d’armes, la formation et le conseil, il a également recours à des outils illégaux, notamment à des sociétés militaires privées (SMP), entités interdites de jure en Russie et impliquées (depuis 2014) dans les conflits en cours en Ukraine, en Syrie et en Libye. Leurs activités en Ukraine et, dans une moindre mesure, en Syrie ont conféré aux SMP russes une aura de force et d’efficacité. En revanche, en Afrique subsaharienne, leur utilisation n’aura qu’un effet stratégique limité et ne produira probablement pas de bénéfices durables à long terme pour la Russie.
Sergey Sukhankin est chercheur à la Jamestown Foundation et conseiller chez Gulf State Analytics (Washington DC).
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