Ukraine: ni Russes ni Ukrainiens n’ont réussi à gagner le contrôle des cieux malgré trois ans de guerre
Alors que la guerre entre l’Ukraine et la Russie a entamé sa quatrième année lundi 24 février, aucun des deux camps n'est parvenu à acquérir la suprématie aérienne. Cela est habituellement gage d'une maitrise du champ de bataille et d'une liberté d'action. Preuve de la haute intensité des combats, des sirènes ont retenti dans toute l’Ukraine ce mardi matin en raison d'une attaque de missiles, selon les autorités. Kiev a toutefois réussi à neutraliser en partie les offensives navales russes.
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En mer Noire, grâce à des drones navals d'attaque, mais aussi grâce à des missiles de précision occidentaux, Kiev est parvenu à repousser et rendre inopérante la flotte russe.
En revanche, dans le ciel ukrainien, il n'y a pas eu de domination. Ni les Russes et ni les Ukrainiens ne sont parvenus à gagner la supériorité aérienne. Et ce malgré la récente arrivée de F16 et de mirages français.
« Les Russes ont essayé, mais n’avaient pas les moyens pour détruire tout ce qui est batterie solaires ukrainiennes, note Jean-Christophe Noël, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri), au micro de Franck Alexandre, spécialiste Défense à RFI. Donc en quelque sorte, ils ont été chassés du ciel de l’Ukraine. Les Ukrainiens n’ont jamais eu non plus les moyens d’inquiéter les Russes et les rapprocher du front.
On assiste alors à une situation particulière, où chacun est plus ou moins le maître chez lui, mais est incapable de traverser cette espèce de ligne de front pour aller attaquer de l’autre côté. Il faut donc trouver d’autres moyens pour avoir une puissance de feu importante venant du ciel : c’est ce qu’ont fait les Russes, par exemple, avec ces fameuses bombes planantes, et les Ukrainiens en utilisant les drones, qui pullulent sur la ligne de front, pour freiner l’avancée des Russes. »
Le ciel ukrainien reste donc un espace hautement contesté, chaque partie le sait. Les aviateurs retrouvent alors une grande liberté d'action et de manœuvre.
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