Les Occidentaux peuvent-ils sauver l'Afrique ?

Le continent noir fait aujourd’hui figure de terre de mission pour des opérations internationales où les aspects militaires sont désormais indissociables des volets politique et économique. Il n’est cependant pas évident que ces opérations, qui tentent d’influer de l’extérieur sur des conflits qui sont avant tout des guerres civiles, aient des effets positifs. Leur bilan pour le moins contrasté oblige à se poser la question de la capacité des Occidentaux à régler les conflits africains.
Marc-Antoine Pérouse de Montclos est chargé de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Il travaille sur les conflits armés, les déplacements forcés et l’évaluation de l’aide humanitaire en Afrique subsaharienne. Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, où il enseigne, il a vécu plusieurs années au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesÉthiopie-Somalie : une paix sous patronage turc
Après une année de tensions dans la Corne de l’Afrique, 2024 s’est conclue par un apaisement diplomatique entre l’Éthiopie et la Somalie, ouvrant l’année 2025 sur des perspectives politiques régionales encourageantes.
Relations anglo-kényanes (1920-2024) : conflit, alliance et un arc rédempteur
Cet article propose une analyse des relations diplomatiques à l’ère postcoloniale entre le Royaume-Uni et l’une de ses anciennes colonies de peuplement, le Kenya.
La diplomatie, un outil pour aider les villes à gérer les risques géopolitiques
Les crises et la polarisation croissante des relations internationales font de l'analyse des risques politiques une ressource indispensable pour les entités publiques et privées actives au niveau international.
La Mission des Nations unies au Congo ou l’exemplaire inutilité des Casques bleus
Lors du conflit du M23 en 2012-2013 en République démocratique du Congo (RDC), les Nations unies avaient pris l’initiative diplomatique (en faisant signer l’accord d’Addis-Abeba) et militaire (en organisant une contre-offensive coordonnée avec l’armée congolaise). Depuis la résurgence de ce conflit en 2022, les Nations unies qui ont toujours plus de 10 000 Casques bleus déployés dans l’est de la RDC ne jouent plus aucun rôle.