Neutralité de l’internet : dépasser les scandales
Alors que le trafic sur internet explose et que de nouvelles infrastructures coûteuses doivent être déployées, la « neutralité du net » fait débat.
Introduction : internet, une gouvernance inachevée
Internet et sa gouvernance n’ont jamais suscité autant de débats que depuis les révélations d’Edward Snowden sur l’étendue des pratiques de surveillance électronique du gouvernement américain.
L'URSS existe toujours sur Internet, et c'est devenu la zone
Plus de 118 000 sites utilisent encore aujourd’hui un nom de domaine en .su, pour « Soviet Union ». Rendez-vous privilégié de cybercriminels russes, cet espace pourrait pourtant ne jamais disparaître.
Le tsunami numérique. Gérer les catastrophes naturelles à l'heure des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux permettent une nouvelle gestion des catastrophes naturelles, voire des violences sociales. Il devient plus facile de localiser les victimes, de trouver des lieux de refuge, de coordonner l'aide humanitaire. La prévention est aussi rendue plus efficace. Cet outil sera de plus en plus présent dans la gestion des catastrophes mais il n'est pas sans risque du fait de son caractère ouvert qui rend les contrôles plus difficiles.
Isolating, Not Taming: What's Behind the Impetus to "Digital Sovereignty" in Russia?
April 2014 was a particularly bitter month for Russian internet users and the local internet industry. President Vladimir Putin unsurprisingly made headlines when, at the Media Forum in St. Petersburg, he publicly labeled the internet as a “CIA project” and launched an attack against Russian internet businesses. Putin particularly expressed reservations about the successful Russian search engine Yandex, as it is registered in the Netherlands for, as Putin stated, “not only… taxation purposes but for other reasons, as well.” A week earlier, during his annual call-in TV show, Putin also referenced the internet when, responding to a question from Edward Snowden, he rejected any mass surveillance of the network by Russian law enforcement agencies.
Internet se cherche une gouvernance
Les 23 et 24 avril se tient à São Paulo une « réunion multipartite mondiale sur l’avenir de la gouvernance de l’Internet », dénommée Netmundial. Elle doit rassembler « sur un pied d’égalité » près de 700 participants issus de gouvernements, de la société civile, d’instances techniques et d’opérateurs privés. Son but : trouver un consensus sur les grands principes de la gouvernance de l’Internet et bâtir une feuille de route pour faire évoluer les mécanismes décisionnels qui concernent les infrastructures et les usages du réseau mondial.
A governança da internet pós-Snowden
Há tempos ignorada e considerada uma questão restrita a um pequeno grupo de especialistas, a governança da internet tornou-se, no ano passado, central nos debates nacionais e internacionais. É boa notícia, no momento em que os usos on-line se expandem via duplo impacto do desenvolvimento dos celulares conectados à web e do fluxo de novos usuários nos países emergentes. Essa fixação recente resulta também de uma incrível série de escândalos — as revelações de Edward Snowden, por exemplo — que afetam a confiança pública na internet. Em tal contexto, a opinião pública gradualmente toma conhecimento do fosso crescente entre o ecossistema digital, organizado e integrado globalmente, e nossas estruturas institucionais nacionais.
Жизнь после Эдварда Сноудена: будущее управления интернетом
Тему управления интернетом в мире долгое время игнорировали, потому что она считалась предметом, доступным для изучения только узкому кругу экспертов. Однако за последний год эта тема оказалась в центре обсуждения как на национальных, так и на международном уровнях. Это, безусловно, хорошая новость, ведь сегодня пользование интернетом стремительно растет, во-первых, за счет развития мобильного интернета, а во-вторых, за счет появления все новых и новых интернет-пользователей из развивающихся стран.
Poutine III à l'épreuve du web
La victoire de Vladimir Poutine est nette, mais elle ne s'est pas faite sans bavures. Le principe d'alternance reste toujours étranger à une culture politique marquée par la fusion des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et médiatique. En apparence, avec plus de 63% des suffrages au premier tour, Vladimir Poutine est toujours le mâle dominant, tenant ses rivaux à bonne distance. En réalité, son système est aujourd'hui fissuré. La séquence électorale vient en effet de révéler les brusques évolutions du rapport entre l'appareil d'Etat et des segments de la société, à tel point qu'on se demande si la "verticale du pouvoir", longtemps incarnée par Vladimir Poutine, résistera à la fulgurance des réseaux sociaux. Probablement pas, car le style Poutine, mélange unique de détermination, de cynisme et de communication est aujourd'hui ouvertement contesté.
Internet : les empires contre-attaquent
Après une propagation fulgurante, l’utopie d’Internet semble aujourd’hui marquer le pas.
Des attaques contre la neutralité du Net aux propositions de Dubaï, les forces combinées des États et des industries traditionnelles tentent d’endiguer un mouvement que ses succès ont rendu plus hésitant. Les manœuvres actuelles révèlent une vive tension entre cette utopie planétaire, porteuse d’une vision sans équivalent dans l’histoire, et un champ d’intérêts complexes, désormais travaillé par des logiques de puissance et de pouvoir.
Chine, Russie, Iran: la grande muraille du Web
"Twitter serait un outil efficace s’il n’était pas dans les mains du département d’État américain". En janvier 2012, Stanislav Govoroukhine, le directeur de campagne de Vladimir Poutine, a mis les pieds dans le plat en pleine campagne présidentielle russe. Les outils les plus puissants du web, Twitter donc, mais aussi Facebook ou Google, ne sont pas les bienvenus partout.
De la diplomatie numérique
Depuis les « printemps arabes », la diplomatie numérique (digital diplomacy) est à la mode. De quoi s’agit-il au juste ? De la continuation de la diplomatie traditionnelle par d’autres moyens et/ou d’une rupture fondamentale dans le rapport séculaire entre États et sociétés ? En 2002, le Département d’État créait une taskforce sur l’eDiplomacy. Dix ans plus tard, la diplomatie numérique américaine est conduite par cent cinquante personnes à Washington, relayées par neuf cents personnes dans les missions à l’étranger, faisant ainsi des États-Unis le leader mondial de la diplomatie numérique. À l’échelle des réseaux diplomatiques traditionnels, cette capacité leur assure une avance durable. À l’échelle d’Internet, elle est, en revanche, limitée au regard des forces non étatiques en présence.
Quelle gouvernance pour Internet?
Les représentants de 193 pays sont rassemblés à Dubaï, du 3 au 14 décembre, pour le sommet de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’organisation des Nations Unies responsable des normes téléphoniques internationales. L’objet de cette réunion exceptionnelle : la renégociation du Règlement des télécommunications internationales, le traité qui régule les télécoms dans le monde, inchangé depuis 1988 et l’arrivée de l’Internet commercial.
Gouvernance du Net : "La Russie mène une politique d'influence"
Avant le début du sommet onusien de Dubaï, les positions de la Russie sont apparues sur le devant de la scène. Cette mise en avant est-elle orchestrée par le Kremlin, ou a-t-elle été subie ?
- D'un côté, les positions de la Russie, qui ont été révélées sur le site WCITLeaks, sont intervenues au plus mauvais moment pour les autorités russes, contraintes sous la pression internationale de revoir leurs propositions les plus controversées. Parmi celles-ci, un amendement disposant que "les Etats membres [de l'UIT, Union internationale des télécommunications] ont des droits égaux pour administrer Internet", largement interprété comme une volonté de placer la gouvernance mondiale d'Internet sous l'égide des Nations unies, donc des Etats. En somme, la Russie ambitionne de réviser le principe de gouvernance d'Internet qui prévaut jusqu'à aujourd'hui, dit "multi-acteurs".
Le LOL, nouvel avatar de la contestation en Russie
La dérision contestataire se porte mieux que jamais depuis le cycle électoral 2011-2012, qui a conduit Vladimir Poutine au Kremlin pour la troisième fois. Élections truquées, espace public rétréci, imprévisibilité des autorités offrent un terrain propice pour tourner en dérision le régime et ses symboles. Ridiculiser contribue à désacraliser le pouvoir et finit par effriter sa légitimité.
Le LOL, nouvel avatar de la contestation en Russie
La dérision contestataire se porte mieux que jamais depuis le cycle électoral 2011-2012, qui a conduit Vladimir Poutine au pouvoir pour la troisième fois. Elections truquées, espace public rétréci, imprévisibilité des autorités offrent un terrrain propice pour tourner en dérision le régime et ses symboles.
L'Etat russe face au pouvoir du Web
Quelles sont les principales caractéristiques de l’internet russe ?
- Il faut d’abord savoir que malgré les difficultés liées à la géographie (grandes distances) et au temps (grand froid), 2/3 des Russes sont aujourd’hui connectés à internet et s’y rendent au moins une fois par jour. On constate, bien évidemment, une concentration dans les grandes villes et autour de l’axe du Transsibérien.
Open Ministry e Ramses 2013, primi segni di democrazia digitale
La notizia arriva in tempo per l’uscita di “Rasmes 2013”, uno dei più importanti rapporti sulla politica mondiale, che inaugura la discussione sulla democrazia digitale. “Open Ministry” (“Avoin ministeriö” in finlandese), permetterà da Ottobre 2012 la discussione sulle proposte di legge da parte dei cittadini stessi, e la raccolta delle 50 mila firme necessarie per sottoporle al Parlamento.
"Contraindre l'opposition dans un cadre psychologique"
Une nouvelle loi promulguée aujourd'hui en Russie prévoit la création d'une liste noire de sites internet. Cela concerne des sites qui diffusent des informationsjugées dangereuses. Les propriétaires ou les fournisseurs d'accès des sites en question devront les fermer. Une mesure censée protégée les mineurs mais qui permet aussi au pouvoir de mieux maîtriser la toile et son contenu. Y-a-t-il des risques de censure politique ? Est-ce-un coup dur pour les blogueurs qui demandent plus de libertés ? Le Kremlin dispose-t-il des moyens pour mettre ce système en place ?
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2024, l’Ifri accompagne plus de 70 entreprises et organisations françaises et étrangères.
