La nouvelle grammaire de la puissance allemande
Après la Seconde guerre mondiale, le rejet de la puissance et la culture de la retenue ont constitué les deux piliers de la culture politique allemande. A partir de 1990, la politique étrangère de l'Allemagne unifiée est cependant marquée par une plus grande assurance qui se traduit par la défense éclairée de ses intérêts. La guerre du Kosovo (1999) et les attentats aux Etats-Unis (2001) ont eu pour effet de provoquer au sein de l'élite politique allemande une prise de conscience des réalités qui s'accompagne d'une disponibilité à prendre en charge les responsabilités qui incombent à un pays souverain, ce qui inclut le recours à la force militaire. L'Allemagne ne mène cependant pas une politique de la puissance " per se ", elle a adopté une ligne de conduite diplomatique plus conforme à l'attitude de ses grands partenaires. En maintenant une approche civile et multilatérale des questions internationales, les gouvernements allemands qui se sont succédé de puis 1990 confirment la place de l'Allemagne dans son rôle privilégié de médiateur.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesFriedrich Merz et la Zeitenwende 2.0. Une « nouvelle ère » pour les relations transatlantiques ?
Le 23 février 2025, près de 60 millions d’électeurs ont été appelés à élire un nouveau Bundestag. Ces élections donneront également naissance à un nouveau gouvernement dans la première économie d’Europe.
Après les élections : l’Allemagne en quête d’une stabilité ébranlée ?
Avec 82,5 % de participation, l’Allemagne a enregistré un taux de mobilisation inédit depuis 1987, une hausse de 6,1 points par rapport à 2021. Comme en 2021, cette forte participation a profité à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a su mobiliser un grand nombre d’anciens abstentionnistes.
Ce passé qui oblige
Les relations germano-polonaises ne sont pas au beau fixe. L’absence de Donald Tusk à la rencontre du 18 octobre dernier à Berlin en est certainement l’une des meilleures illustrations. L’Allemagne a pourtant une responsabilité historique à l’égard de la Pologne. Hans Stark explique.
La France attend-elle Friedrich Merz ?
En appelant à un « renouvellement et un approfondissement » des relations avec la France, Friedrich Merz entend insuffler un nouvel élan à la relation bilatérale.