
Thierry de Montbrial, Fondateur et Directeur général
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Politique étrangère, vol. 76, n° 3, automne 2011Après le 11 septembre : les Etats-Unis et le Grand Moyen-OrientTélécharger la rubrique Lectures |
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Editorial (lire le document associé) Après le 11 septembre : Les Etats-Unis et le Grand Moyen-Orient Introduction - Antoine COPPOLANI Du 11 septembre aux révolutions arabes : les États-Unis et le Moyen-Orient - Philippe DROZ-VINCENT [afficher] Résumé Barack Obama a dû gérer le lourd héritage de l’Administration Bush au Moyen-Orient. La « militarisation de la politique étrangère » continue de se faire sentir, en particulier en Irak et en Afghanistan. La politique américaine dans le monde arabe connaît actuellement une phase de réorientation, la réaction de Washington face aux révolutions de 2011 n’ayant pas été exemptes d’hésitations et de contradictions. Philippe DROZ-VINCENT est enseignant-chercheur à l’université Toulouse 1. Il est l’auteur de Le Moyen-Orient (Paris, Le Cavalier bleu, 2009) et de Vertiges de la puissance. Moment américain au Moyen-Orient (Paris, La Découverte, 2007). [masquer] Les États-Unis et le multilatéralisme depuis le 11 septembre - Jussi HANHIMAKI [afficher] Résumé Unilatéralisme et multilatéralisme doivent être vus comme les instruments conjoncturels d’une diplomatie américaine dont l’objectif reste la protection des intérêts du pays. George W. Bush a en son temps opéré un virage moins brusque qu’il n’y paraît. L’Administration Obama tient un discours plus ouvert au multilatéralisme. Et c’est l’évolution globale des rapports de puissance qui devrait inciter Washington à recourir davantage, dans l’avenir, à la négociation multilatérale. Jussi HANHIMAKI est professeur d’histoire internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et dirige le Programme for the Study of Global Migration. Il est l’auteur, entre autres, de The Flawed Architect: Henry Kissinger and American Foreign Policy (OUP, 2004) et de Transatlantic Relations since 1945 (Routledge, à paraître). Traduit de l’anglais par Elsa Paroissien-Ryder. [masquer] De Bush à Obama : l'effet 11 septembre sur la prise de décision à la Maison-Blanche - Charles-Philippe DAVID [afficher] Résumé Le 11 septembre a sans doute été facilité par les dysfonctionnements du système d’information et de décision américain. Mais les attentats ouvrent aussi une période particulière, où les décisions sont prises par un groupe d’hommes très restreint, court-circuitant les processus normaux et marginalisant l’échange de positions contradictoires. D’où les errances de la « guerre contre la terreur », que s’efforce de rectifier, avec d’autres procédures, l’Administration de Barack Obama. Charles-Philippe DAVID est titulaire de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’université du Québec à Montréal, coprésident de l’Observatoire sur les États-Unis. Il est l’un des coauteurs de La Politique étrangère des États-Unis : fondements, acteurs, formulation (Paris, Presses de Sciences Po, 2008). Un ouvrage collectif, sous sa direction, intitulé Théories de la politique étrangère américaine, paraîtra aux Presses de l’Université de Montréal en 2012. [masquer] Israël/États-Unis : du bon usage politique de l'islamisme radical - Frédéric ENCEL [afficher] Résumé Isolé diplomatiquement et confronté à la deuxième Intifada, Israël se saisit du 11 septembre pour resserrer ses liens avec Washington au nom de la lutte contre le terrorisme. Le rapport de force israélo-palestinien en est profondément modifié. Dix ans plus tard pourtant, l’Administration Obama peine à adopter une attitude de distance efficace vis-à-vis d’Israël, mais la menace terroriste semble s’affaiblir et remettre en cause le dispositif mis en place par l’État juif après le 11 septembre. Frédéric ENCEL est docteur en géopolitique HDR diplômé de l’université Paris 8 et professeur à l’ESG Management School. Il enseigne aussi les relations internationales en master à Sciences Po Paris et dirige un séminaire ainsi que des recherches doctorales à l’Institut français de géopolitique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à Israël et au Proche-Orient. Dernier ouvrage publié : Comprendre la géopolitique (Paris, Points Seuil, 2011). [masquer] Les attentats du 11 septembre 2011 et la question palestinienne - Jalal AL HUSSEINI [afficher] Résumé Les attentats du 11 septembre ont profondément modifié la scène israélopalestinienne. L’alliance Washington/Tel-Aviv en a été renforcée et Israël a réussi à marginaliser l’idée d’un État palestinien aux frontières viables. L’ingérence extérieure a nui à la crédibilité de l’Autorité palestinienne, avec des conséquences institutionnelles qui perdurent. C’est l’ensemble de ces impasses qui a orienté les Palestiniens vers le débat sur la reconnaissance de leur État à l’ONU. Jalal AL HUSSEINI est chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient à Amman. Docteur de l’université de Genève en relations internationales, il est l’auteur de plusieurs études sur la formation de l’État palestinien ainsi que sur les dimensions politiques et socio-économiques de la question des réfugiés palestiniens. Il a également travaillé sur ces mêmes problématiques comme consultant pour plusieurs agences nationales et internationales basées au Proche-Orient. [masquer] Les États-Unis en Irak : les errances du regime change - Alexandra de HOOP SCHEFFER [afficher] Résumé L’intervention américaine en Irak n’a pas eu l’effet domino escompté, à savoir une succession de regime change conduisant à la démocratisation de la région. L’Irak a, dans les faits, plus vécu un « remplacement de régime » qu’un « changement de régime ». La balbutiante démocratie irakienne n’a pu servir de modèle pour les révolutions arabes de 2011. Ce sont au contraire ces dernières qui pourraient influer, dans l’avenir, sur les équilibres internes en Irak. Alexandra de HOOP SCHEFFER est politologue spécialiste de la politique étrangère des États-Unis et des questions de reconstruction postconflit. Maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé au CERI Sciences Po, à l’OPA de l’université Paris 3 et à l’Ifri, elle est l’auteur de Hamlet en Irak (CNRS éditions, 2007). [masquer] Téhéran/Washington : une relation immobile ? - Suzanne MALONEY (en FRANCAIS) (lire le document associé) [afficher] Résumé Après les attentats du 11 septembre 2001, les intérêts américains et iraniens ont convergé sur la question afghane. Washington et Téhéran ont entamé une coopération fructueuse qui a pris fin avec l’émergence du Freedom Agenda de George W. Bush et la révélation du programme nucléaire iranien. Si Barack Obama a voulu tendre la main aux dirigeants iraniens au début de son mandat, il est ensuite revenu à une politique plus traditionnelle, misant sur les sanctions pour faire plier Téhéran. Suzanne MALONEY est chercheur à la Brookings Institution. Titulaire d’un doctorat de la Fletcher School of Law and Diplomacy, elle a fait partie du Policy Planning Staff du département d’État. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Guylaine Vivarat. [masquer] Téhéran/Washington : une relation immobile ? - Suzanne MALONEY (en ANGLAIS) (lire le document associé) [afficher] Résumé Après les attentats du 11 septembre 2001, les intérêts américains et iraniens ont convergé sur la question afghane. Washington et Téhéran ont entamé une coopération fructueuse qui a pris fin avec l’émergence du Freedom Agenda de George W. Bush et la révélation du programme nucléaire iranien. Si Barack Obama a voulu tendre la main aux dirigeants iraniens au début de son mandat, il est ensuite revenu à une politique plus traditionnelle, misant sur les sanctions pour faire plier Téhéran. Suzanne MALONEY est chercheur à la Brookings Institution. Titulaire d’un doctorat de la Fletcher School of Law and Diplomacy, elle a fait partie du Policy Planning Staff du département d’État. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Guylaine Vivarat. [masquer] La Turquie, alliée de toujours des États-Unis et nouveau challenger - Dorothée SCHMID (lire le document associé) [afficher] Résumé Membre de l’OTAN depuis 1952, la Turquie est un allié traditionnel des États-Unis, malgré des désaccords sur des dossiers comme Chypre ou l’Irak. Depuis la fin de la guerre froide, et particulièrement après l’arrivée de l’AKP au pouvoir, les relations entre les deux pays se sont toutefois tendues. Il va désormais falloir trouver un équilibre entre le besoin de reconnaissance d’une Turquie toujours plus ambitieuse à l’échelle régionale et les impératifs de sécurité américains. Dorothée SCHMID, spécialiste des politiques européennes en Méditerranée et au Moyen-Orient, est actuellement responsable du programme Turquie contemporaine à l’Ifri. Ses travaux portent sur les développements de la politique interne en Turquie et sur les nouvelles ambitions diplomatiques turques. [masquer] États-Unis/Pakistan : la relation à haut risque - Anatol LIEVEN (en FRANCAIS) (lire le document associé) [afficher] Résumé La stratégie américaine vis-à-vis du Pakistan privilégie des objectifs liés aux opérations d’Afghanistan, sans prendre en compte les intérêts propres d’Islamabad. L’armée et l’opinion pakistanaises sont pourtant de plus en plus sensibles aux intrusions américaines dans le pays. Un éventuel accord avec les Talibans, où le Pakistan jouerait un rôle décisif, pourrait redonner toute leur place aux intérêts nationaux pakistanais, qui restent obsédés par le poids croissant de l’Inde dans la région. Anatol LIEVEN est professeur au Department of War Studies du King’s College de Londres et senior fellow à la New America Foundation à Washington, DC. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Thomas Richard. [masquer] États-Unis/Pakistan : la relation à haut risque - Anatol LIEVEN (en ANGLAIS) (lire le document associé) [afficher] Résumé La stratégie américaine vis-à-vis du Pakistan privilégie des objectifs liés aux opérations d’Afghanistan, sans prendre en compte les intérêts propres d’Islamabad. L’armée et l’opinion pakistanaises sont pourtant de plus en plus sensibles aux intrusions américaines dans le pays. Un éventuel accord avec les Talibans, où le Pakistan jouerait un rôle décisif, pourrait redonner toute leur place aux intérêts nationaux pakistanais, qui restent obsédés par le poids croissant de l’Inde dans la région. Anatol LIEVEN est professeur au Department of War Studies du King’s College de Londres et senior fellow à la New America Foundation à Washington, DC. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Thomas Richard. [masquer] L'Amérique en guerre : grandeur et décadence de la contre-insurrection - Élie TENENBAUM (lire le document associé) [afficher] Résumé Après l’échec du concept de regime change en Irak, la « contreinsurrection » a constitué depuis quelque temps le paradigme des opérations extérieures américaines. Elle obtient un certain succès en Irak, mais échoue en Afghanistan. La contre-insurrection a une histoire complexe dans les rivalités entre services des armées et exige une mobilisation de moyens, surtout humains, hors de portée des guerres limitées. La sortie d’Afghanistan marquera sans doute la fin du cycle de la contreinsurrection. Élie TENENBAUM, diplômé de Sciences Po et agrégé d’histoire, est assistant de recherche au Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) et au Centre des études de sécurité de l’Ifri. Il est doctorant en histoire des relations internationales à Sciences Po (CERI). [masquer] Washington face aux révolutions arabes - Mansouria MOKHEFI [afficher] Résumé L’arrivée au pouvoir de Barack Obama avait suscité beaucoup d’espoirs dans les pays arabes, après les deux mandats de George W. Bush, marqués notamment par la guerre en Irak. Surprise par l’ampleur et par la rapidité des révolutions de 2011, l’Administration Obama a réagi au cas par cas, de façon pragmatique et conformément aux intérêts américains. À l’espoir a succédé la désillusion, et le président américain est aujourd’hui très impopulaire dans le monde arabe. Mansouria MOKHEFI est responsable du programme Maghreb/Moyen-Orient de l’Ifri. Elle a enseigné au Vassar College (New York), à l’Institut des langues et civilisations orientales (INALCO) et est actuellement chargée d’un séminaire à la New York University à Paris. [masquer] LIBRES PROPOS La démocratie dans l'aire arabo-musulmane - Marc CRAPEZ [afficher] Résumé Y a-t-il une spécificité du déficit démocratique dans l’aire arabo-musulmane ? L’évolution de situations très diverses (exemples de la Tunisie, de l’Égypte, de la Libye, etc.) empêche pour l’heure de savoir si nous sommes en face de révolutions réussies ou de simples révolutions de palais. L’impossibilité de satisfaire une pressante demande démocratique pourrait à terme avoir pour effet de mettre en selle un islamisme qui garde dans les sociétés arabo-musulmanes une légitimité propre. Marc CRAPEZ est chercheur en science politique, associé à Sophiapol (université Paris 10). Il a récemment publié Un besoin de certitudes. Anatomie des crises actuelles (Paris, Michalon, 2010). [masquer] PSDC : le jeu des lettres et des « directoires » - André DUMOULIN [afficher] Résumé Dans un contexte de blocage de la PSDC européenne, diverses initiatives bi- ou trilatérales ont tenté, depuis 2010, de relancer les coopérations de défense : accord franco-britannique, lettre franco-germano-polonaise, lettre germano-suédoise, etc. Ces axes partiels de coopération seront certainement utiles, mais ils ne pourront à terme se substituer à une volonté politique globale qui, seule, pourrait permettre de mettre en oeuvre les dispositifs prévus par le traité de Lisbonne. André DUMOULIN est attaché à l’École royale militaire de Bruxelles, enseignant à l’université de Liège et membre du Réseau multidisciplinaire d’études stratégiques. [masquer]
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